LIBRE OPINION

 

 

Il faut sauver le vrai Jardinier !!!

 

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A longueur de bulletins ,les médias nous rebattent les oreilles

sur le grand nombre d’espèces animales et végétales

qui risquent de disparaître dans un proche avenir

en raison d’une exploitation trop intensive de la ressource

ou de la disparition de leurs biotopes.

 

 

Hélas  parmi les espèces en danger on ne cite jamais le vrai Jardinier !

 

Certes on continue à créer et entretenir de nouveaux espaces verts

et on revêt les agents de superbes tenues vertes fluorescentes

pour éviter qu’un automobiliste distrait vienne abonder l’hécatombe..

Malheureusement. la cette quantité n’est pas significative de qualité.  

Depuis quelques années sous couvert de pratiques philosophico écologiques

on fait adopter à nos » jardiniers  survivants

des procédures de travail tournant le dos

à ces  savoir- faires patrimoniaux qui  faisaient une de nos originalités  

appréciées entre autres  sur le plan .touristique

même par nos voisins d’Outre-Manche .

Ces pratiques de netteté, de qualité du dessin;

de richesse des décorations florales,

de rigueur  de maîtrise des volumes 

et de diversité botanique  

appuyaient sur une formation et l’expérience 

d’un métier choisi et pratiqué obligatoirement avec passion.

 

Certes certaines de ces pratiques n’étaient pas exempte de reproches

ainsi l’utilisation souvent trop souvent  mal maîtrisée

des produits phytosanitaires.

On ne peut que se réjouir de leur abandon pour le plus grand profit de notre environnement.

mais de là  à se prosterner devant les ex mauvaises herbes .

Il y a une marche à ne pas franchir  ,

l’utilisation trop systématique  de la flore indigène à des fins décoratives 

a ses limites car ce serait la négation de tout le travail des obtenteurs

qui nous ont donné par le passé de si bonnes et si solides variétés

qui ont fait la réputation de l’Horticulture nationale

ainsi faudrait il sous couvert de développement durable

laisser proliférer et essaimer un certain nombre d’indésirables

  de « pestes végétales » nuisibles aux cultures ou la santé

tels l’ambroisie, le  chardons,  le liseron et autres Baccharis.

Il n’est pas sûr que le contribuable plébiscite ces nouvelles orientations ,

et un service public se doit en priorité de satisfaire

les attentes de ses mandants

La limitation ou la suppression de certaines prestations

peut sans doute  générer des économies de coût de gestion qui s’en plaindra ? 

Mais faudra t’il par exemple 

sous prétexte d’économies d’eau laisser se dessécher et mourir arbres et arbustes ?

ou ne plus fleurir parce que c’est ringard !

pour les arbres morts qu’il faut remplacer ce n’est plus de l’économie

mais du gaspillage de deniers publics l’évolution de cette « brousse en mouvement »

généralisée qu’on voudrait nous préconiser

va se traduire à terme par un laisser aller

n’encourageant pas le respect des aménagements publics

or par expérience on sait qu ’un entretien négligé ’

est facteur de vandalisme et de  dégradation  rapide

 

.Le jardin tel que beaucoup de gens l’entendent

risque de  devenir une « friche apicole ».

L’appauvrissement de la gamme végétale va réduire la palette des plantes

dont le jardinier aura besoin pour faire face

aux nouveaux types d’aménagements qu’il devra réaliser

t elles les toitures végétalisées les voies de tramway

ou les suspensions fleuries laissons au  « Maître de l’Art »

les moyens d’exprimer son talent en toutes circonstances

c’est lui qui saura anticiper l’évolution du végétal dans l’espace et dans le temps .

 

Pour préserver cette spécificités gardons au jardinier la place qui lui revient .

 

Et en  nous gardant de tout corporatisme soyons malgré tout  réservés voire méfiants 

vis à vis   de l’intervention certaines professions qui se targuent de faire de l’horticulture. 

Elles cachent le plus souvent leurs lacunes  derrière des logorrhées pseudotechniques

destinées avant tout à séduire leurs interlocuteurs

sans leur donner la garantie de « bonne fin de chantier ».

 

Toute mauvaise surprise est évitée avec le jardinier ;

par sa connaissance exhaustive  du végétal

il saura lui réserver la place nécessaire en terrain adéquat

anticipant l’effet obtenu dans le temps

le jardinier sera d’autant plus attentif au résultat

qu’il devra le plus souvent assurer la pérennité de l’aménagement réalisé

Ce rôle irremplaçable du jardinier

serait irrémédiablement condamné sans les jeunes générations

 qui vont assurer le renouvellement à condition de leur donner une formation de qualité

qui au delà de la rébarbative nomenclature botanique 

va leur permettre de posséder une connaissance parfaite de la physiologie de la plante

et d’ assimiler les techniques annexes telles que la pédologie l’hydraulique ,

la gestion,  la connaissance ses réglementations .

au de là de ces bases leur formation devra être régulièrement actualisée

tant l’évolution du métier est rapide et constante

C’est cette nouvelle vague de professionnels

qui va nous faire les beaux jardins et les beaux paysages de demains .

elle va  pérenniser et valoriser  ce beau métier de jardinier

dont le nom même est un honneur

et non comme certains voudraient le faire croire  un synonyme de rusticité :

de sabots de bois et chapeau de paille

outre de ses connaissances spécifiques  jardinier sait aussi

communiquer pour faire partager sa passion  son savoir 

son expérience ses astuces et ses tours de main voire faire naître des vocations

et à l’occasion de ces contacts informels faire passer les message

d’ alerte relatifs à  la sauvegarde de notre environnement 

sans arrières pensées dogmatiques chacun pourra à loisir

supputer l’intérêt d’engager telle mesure  emprunte de bon sens terrien.

Bravo si la friche apicole peut assurer la convalescence de notre Environnement

et la sauvegarde des abeilles

encore faut il laisser de quoi butiner au Jardinier

et lui permettre d’être digne de l’héritage que nous ont laissé

Le Nôtre , Edouard André,  La Quintynie et Barillet Des champs et autres grands anciens !

.Pour terminer

laissons  la conclusion de ce plaidoyer pour la sauvegarde du vrai Jardinier à

 Saint Exupéry qui répondant  à quelqu’un qui le complimentait sur sa carrière de pilote et d’écrivain »

déclara      

et dire que moi je voulais être Jardinier. !!! »

 

Roland Jancel

 

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